Labrador qui tient une fleur dans sa gueule

Mon chien décédé me manque terriblement. Que faire ?

Mon chien décédé me manque terriblement. Que faire ?

La disparition brutale d’un ami à 4 pattes peut créer un énorme vide dans notre vie. Être durablement affecté par la mort de son animal peut sembler bizarre aux yeux de certaines personnes (généralement celles qui n’ont pas d’animal, tiens tiens !) mais il s’agit bien d’un réel deuil à effectuer.

Entre le questionnement incessant sur les causes de sa mort (ai-je eu les bons gestes pour l’aider, a-t-il eu une maladie à cause de son alimentation, etc) et la pression collective à « remplacer » rapidement votre animal, retour sur les étapes pour se remettre, peu à peu, de la mort de votre fidèle compagnon.

Votre chien vous manque, et c’est normal

“Mon chien me manque”, “mon chien est mort je suis triste”…

Vous avez perdu votre chien récemment et vous ressentez un sentiment de vide, de profonde tristesse ? Cela est normal et c’est constitutif de votre travail de deuil. Même si votre animal a disparu depuis plusieurs mois ou années, le lien que vous entretenez avec lui est toujours vivace et son souvenir ne disparaîtra jamais.

L’impression d’avoir perdu une partie de soi, la difficulté à communiquer votre tristesse aux autres (qui, souvent, ne peuvent comprendre car ne ressentaient ou ne connaissaient pas ce même attachement), le jugement de la société qui considère souvent que « ce n’était qu’un chien » : tous ces motifs sont accablants pour vous et vous vous dites “il me manque terriblement”.

Le premier point essentiel est de déculpabiliser. Non, ce n’est pas de votre faute si votre chien est décédé. Oui, vous avez le droit de ressentir le manque et d’être triste. Il s’agit, de toutes façons, de la première étape de votre deuil.

Peut-on réellement se remettre de la mort de son chien ?

Le second questionnement est plus personnel et propre à chacun : comment se remettre de la mort de son chien ? Et d’abord, le peut-on seulement à 100% ? Si vous considériez votre chien comme un membre à part entière de la famille, il y aura toujours une certaine douleur à évoquer son souvenir.

Chien triste endeuillé

Néanmoins, car ainsi va la vie, il faut continuer à vivre et à avancer. Il va falloir composer avec cette perte. Evoquer son souvenir, parler de votre douleur à des personnes compréhensives, s’aérer la tête et l’esprit, prendre soin de soi (et penser un peu à soi), voilà quelques clés pour peu à peu sortir la tête de l’eau. Misez sur des balades, sur du sport, voire sur un voyage pour essayer de changer d’air. Pas question de l’oublier, mais plutôt de vivre avec sa disparition.

Dans la même thématique, lisez notre article : quelle est l’espérance de vie d’un chien croisé ?

Reprendre un animal après le décès de son chien ou de son chat

Alors, faut-il réellement reprendre un animal après le décès de son chien ? La grande réponse est : ça dépend. Mais la vérité première est celle-ci : reprendre un compagnon à vos côtés ne signifie pas « remplacer » votre chien décédé. Vous aimez les animaux, vous voulez à nouveau donner du temps et de l’amour à un jeune chien ou à un animal issu de la SPA ? Pourquoi pas ?

Il faut cependant prendre garde à ne pas vouloir remplacer votre animal précédent, ni à effectuer une adoption trop précoce. L’erreur courante est de vouloir un chien en tout point semblable au précédent : race, couleur, taille… Oui mais voilà : votre chien disparu était unique, et vous ne pourrez le retrouver ! Si vous avez l’envie de reprendre un chien similaire, alors votre deuil n’est pas encore tout à fait réalisé. Différer votre adoption semble un conseil sain.

Notons aussi qu’une adoption trop rapide risque de créer de la déception de votre côté (par comparaison avec votre chien précédent), sentiment qui sera immédiatement ressenti par votre nouvel animal. Ce ne serait donc pas commencer votre histoire sur des bases solides…

Témoignage de Gilles sur la mort de son chien Marley

« Ma femme et moi avons récemment vécu l’un des moments les plus difficiles de notre vie : la mort de notre chien après 15 années passées à nos côtés. Marley est parti, sans doute terrassé par une insuffisance rénale. Les derniers instants passés à ses côtés ont été intenses et très difficiles, mais nous tenions à être là.

Lorsque les personnes qui n’ont jamais eu de chien regardent leurs amis propriétaires d’animaux en deuil, elles pensent souvent qu’ils exagèrent, car “ce n’est qu’un chien”. Ceux qui adorent les chiens, en revanche, comprennent qu’un animal de compagnie est plus qu’un “simple chien”. C’est un véritable compagnon, et Marley était un être cher pour nous comme pour nos enfants. Il faisait partie de la famille ! »

Chien blanc pensif

Comme on vous comprend, Gilles ! Selon une étude, la perte d’un chien est presque toujours égale à la perte d’un être cher pour la plupart des individus. Malheureusement, dans notre culture, les funérailles ne sont pas organisées, les nécrologies ne sont pas publiées et il n’y a pas de service religieux pour la perte d’un animal de compagnie ; difficile donc de commencer un véritable « deuil » tant la mort d’un animal semble désacralisée.

Le lien homme/chien : unique en son genre

Mais qu’est-ce qui rend les relations entre un homme et son chien si uniques, pour ne pas dire indescriptibles ? D’abord, il s’agit d’un lien historique majeur.

Les humains ont cohabité avec les chiens (et vice-versa !) au cours des 10 000 dernières années. Ils se sont donc apprivoisés mutuellement sur une durée assez importante. Les chiens sont d’ailleurs les seuls animaux à avoir évolué pour devenir de véritables compagnons. L’hypothèse de la domestication, proposée par l’anthropologue Brian Hare, explique comment les chiens, à l’origine des loups gris, sont devenus des créatures socialement aptes avec lesquelles nous interagissons exactement comme nous le faisons avec d’autres personnes. Autrement dit : les chiens sont un peu humains !

Au quotidien, les canidés domestiques nous offrent une affection inconditionnelle, indiscutable et positive, ce qui pourrait être l’une des raisons pour lesquelles notre relation avec eux est plus gratifiante que notre relation avec les humains. “Je vais devenir le genre de personne que mon chien croit que je suis”, dit l’adage, et c’est souvent vrai : notre animal à 4 pattes change notre façon d’être et nous pousse souvent à être meilleur.

Ce que nous apprend le cerveau des chiens

D’après une étude scientifique basée sur des IRM, le cerveau des chiens réagit aussi fortement à leurs humains qu’à la nourriture. Les chiens apprennent à reconnaître les gens et à comprendre les émotions et les expressions faciales humaines. Selon une autre étude de 2011, les chiens sont conscients des intentions de l’homme, veulent aider leurs maîtres et fuient même les individus qui les traitent durement ou qui ne font transparaître aucune émotion positive à leur égard.

Tristesse chez le chien

Il n’est donc pas surprenant que les êtres humains répondent favorablement à cet élan des chiens, cette assistance et cet engagement quotidien. Les gens peuvent sourire rien qu’en regardant un chien. Lorsque les propriétaires s’absentent de leur chien, il va sans dire qu’il leur manque terriblement.

Les effets psychologiques de la perte de son chien

De fait, la perte d’un chien est si déchirante parce que les propriétaires perdent plus qu’un simple animal de compagnie. Elle peut impliquer la perte d’une affection inconditionnelle, d’un compagnon qui apporte sécurité et réconfort, bref d’une créature qui était davantage qu’un animal, plutôt un enfant de la famille ou un pilier de la communauté.

La perte d’un chien peut donc considérablement bouleverser la vie de votre famille, bien plus que la perte d’un membre de la famille ou d’un ami. Selon une enquête récente, de nombreuses personnes ayant perdu un chien croient avoir vu ou entendu leur animal décédé bouger, respirer ou pleurer. Cela arrive fréquemment et rapidement après la mort d’un animal, surtout dans le cas de propriétaires qui étaient proches de leur animal.

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